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Eurofiber optimise le réseau de fibre optique en Belgique

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Afin de pouvoir desservir encore mieux la clientèle belge, Eurofiber a commencé à optimiser son infrastructure réseau. « À cette fin, des anneaux de fibre optique seront prochainement déployés dans de grandes parties de la Belgique », explique Hessel Idzenga, Manager Design and Architecture chez Eurofiber.

Travaux de modernisation

« Pour notre infrastructure numérique en Belgique, nous utilisons en partie les réseaux de fibre optique d’Infrabel, le gestionnaire des chemins de fer belges », ajoute Hessel Idzenga. « Il y a une quinzaine d’années, l’entreprise a d’abord déployé cette infrastructure pour son usage propre et l’a finalement intégrée dans une branche des télécommunications, baptisée Syntigo. Il y a environ cinq ans, Eurofiber a racheté Syntigo et a ainsi eu accès à ce réseau de fibre optique. Cependant, la technologie sur laquelle repose le réseau Syntigo ne répond plus pleinement aux besoins de connectivité des organisations. C’est la raison pour laquelle nous avons procédé à une mise à niveau majeure de certains éléments de ce système. » La mise à niveau des infrastructures n’est pas une mince affaire. C’est principalement dû à la manière dont le réseau est installé. Au fil du temps, Infrabel a construit son réseau national de fibre optique le long des voies, le plus souvent via les portiques des caténaires. Les câbles aboutissent généralement dans les locaux d’Infrabel. « Nos techniciens ne peuvent pas toujours s’y rendre rapidement afin de souder la fibre optique pour les clients, par exemple. C’est la raison pour laquelle nous déplaçons les points de raccordement des câbles de fibre optique vers des armoires situées à l’extérieur des bâtiments d’Infrabel. C’est la première partie du travail d’optimisation », dit M. Idzenga.

Agrégation

La deuxième étape de l’optimisation de l’infrastructure numérique belge d’Eurofiber est de nature plus technique, explique Hessel Idzenga. « Il y a quinze ans, Infrabel a opté pour une technologie de fibre optique spécifique, Synchronous Digital Hierarchy (SDH), qui est entre-temps devenue dépassée. À l’heure actuelle, elle n’offre pas suffisamment de possibilités d’évolution en matière de bande passante. Pour donner un exemple : la bande passante maximale est maintenant de 300 Mbit/s, alors que les organisations veulent nous prendre toujours plus de bande passante pour concrétiser leur transformation numérique. Voilà pourquoi nous allons installer des câbles de fibre optique distincts parallèlement à l’infrastructure d’Infrabel. Nous y proposerons des services Ethernet en utilisant une sous-couche DWDM. Les raccordements sont effectués normalement de point à point, mais nous les construisons en anneaux afin d’offrir une redondance à nos clients. Nous sommes ainsi en mesure de proposer à nos clients un SLA comme nous en avons l’habitude. Cela vaut également pour la largeur de bande maximale. Celle-ci atteint 2 Gbits/s, que ce soit pour l’Ethernet ou l’accès à Internet. Nous appelons cela une « infrastructure réseau d’agrégation ». Par ailleurs, les nœuds du réseau sont logés dans de nouvelles armoires de rue qui répondent aux exigences les plus modernes en termes d’équipement, de redondance, de refroidissement et, bien sûr, de sécurité. »

Le départ a été donné

« Le travail d’optimisation de l’infrastructure numérique belge a déjà commencé », affirme M. Idzenga. « Toute la préparation, de la conception à la sélection du matériel, est terminée. Il s’agit d’une belle collaboration entre notre département Infra, qui est responsable de la fibre optique et des armoires, notre département Network Operator, qui s’occupe du réseau actif, et bien sûr les organisations belge et néerlandaise d’Eurofiber. À la fin de l’année, nous voulons être opérationnels avec un ou deux anneaux. L’ordre de déploiement dépendra alors en partie des demandes spécifiques des clients. »